Le Mali
Institutions
Coopération
Education
Art & Culture
Tourisme
Presse
Urbanisme
Horoscope
Météo
Formation
Editorial
Liens



 
  Revue de presse ivoirienne
Revue de presse de la semaine du 16 mars...

L’essentiel de l’actualité ivoirienne :

Sommaire :

- Processus de sortie de crise
- Identification et enrôlement
- Salubrité : Opération « Ville propre »
- Culture : Hommage à Lougah François
- Économie : Port de San Pedro, Opération extension
- Situation Scolaire : Reprise effective des cours
- Sport : Reprise du Championnat national saison 2009-2010

— -

Processus de sortie de crise

Le voyage du Président Laurent GBAGBO et de son Premier Ministre Guillaume SORO pour la 13ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA, a animé cette semaine la presse ivoirienne.

Abidjan et Ouaga pour une diplomatie plus active selon le quotidien national « Fraternité Matin ».

Conformément au traité de coopération et d’amitié signé entre la côte d’Ivoire et le Burkina faso le 29 juillet 2008, un mini-sommet ivoiro-burkinabé au palais Kossyam (Présidence du Faso) à Ouagadougou. Les présidents Laurent GBAGBO de Côte d’Ivoire et Blaise COMPAORE du Burkina Faso étaient entourés de leurs deux Premiers ministres. Objectif, donner le top départ de la mise en application du contenu du traité du 29 juillet 2008.

C’est le lieu de rappeler qu’à la faveur du dialogue direct entre le Président GBAGBO et les forces nouvelles, sanctionné par la signature de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO), les Présidents ivoirien et burkinabé avaient annoncé la tenue de conseils des ministres entre les deux gouvernements. Il s’agissait, ce faisant, de relancer les relations d’amitié et de coopération entre Abidjan et Ouagadougou. Relations qui avaient pris un sérieux coup de froid avec l’éclatement de la rébellion le 19 Septembre 2002. La Côte d’Ivoire avait dénoncé, en son temps, le soutien apporté à cette rébellion par le Burkina faso, qui lui servait de base arrière, selon les autorités et une partie de l’opinion ivoirienne.
Aujourd’hui, tout cela n’est qu’un mauvais souvenir que les deux Etats se sont efforcés de ranger loin dans les tréfonds de leurs relations. Et ce, grâce à l’APO qui est en train, lentement mais sûrement, d’aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise avec la facilitation du président COMPAORE. Vu que le processus de sortie de crise semble, de par le temps qu’il met, faire trainer cette volonté de relancer la coopération à travers les mécanismes classiques de diplomatie, les deux Etats entendent désormais alternés les rencontres dans le cadre de la sortie de crise avec celles visant à la relance de la diplomatie ivoiro-burkinabé.


Cette rencontre permettra à la partie ivoirienne de poser à présent des actes concrets à en croire le quotidien ivoirien « SOIR INFO » qui titre Blaise COMPAORE sonne la fin de la recréation.

Le président du Faso qui, visiblement s’est rendu compte d’un laxisme dans l’application de l’APO, a convoqué les signataires à Ouagadougou en vue d’obtenir d’eux, un nouvel engagement. Le facilitateur du dialogue inter ivoirien a échangé avec le Président Laurent GBAGBO et le Premier ministre Guillaume SORO.

De sources concordantes, le numéro un burkinabé a attiré l’attention des deux personnalités ivoiriennes sur la nécessité de faire avancer le processus de crise qui était grippée. Il a demandé à ses hôtes, de tout mettre en œuvre pour appliquer les décisions qui ont été prises à travers le quatrième accord complémentaire du 22 décembre 2008.
Recommandation que le chef de l’Etat ivoirien a nul doute prise en compte. D’autant plus que, revenu en Côte d’Ivoire le mercredi 18 mars 2009, Laurent GBAGBO a laissé entendre : « je vais convoquer pour lundi prochain (23 mars 2009), à la présidence de la République, une réunion avec tous les acteurs qui participent à l’application de l’Accord IV de Ouagadougou. Nous avons édité cet accord complémentaire, il ne reste plus que son application. Je vais donner un coup de fouet dans ce sens ». En attendant donc les résultats de la rencontre du lundi, l’on constate que le Facilitateur a sonné la fin de la recréation dans l’application que l’Accord Politique de Ouagadougou. Il se propose même de se rendre en Côte d’Ivoire, avant la fin du mois de mars, pour « remuer » les acteurs politiques et booster ainsi la sortie de crise. Au terme de son voyage, le chronogramme électoral pourrait être connu, et les opérations clé qui coincent, pourraient être réalisées.

Coup de fouet à Ouaga IV ou à SORO Guillaume qui peine à faire avancer le processus de sortie de crise ? S’interroge le SOIR INFO. En tout cas, le chef de l’Etat s’est décidé « à donner un coup de fouet » pour faire bouger les lignes dans ce chaotique processus de sortie de crise.


Quant à « L’INTER » Ouaga IV donne de gros soucis au Président ivoirien plus qu’il ne l’aide à solutionner les problèmes. Il explique pourquoi GBAGBO monte au créneau.

Les observateurs avertis de la crise ivoirienne sont unanimes : l’accord complémentaire IV à l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) peine à solutionner la question ivoirienne. Laurent GBAGBO, qui a séjourné 72 heures chez le médiateur Blaise COMPAORE, semble avoir pris la mesure des difficultés qui obstruent le processus politique dans son pays. L’homme a décidé de prendre les choses en main, « Ici et maintenant », pour faire avancer les choses.

Le chef de l’Etat a décidé de monter au premier plan du règlement de la crise en Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO, qui intervenait jusque là juste pour entériner les décisions arrêtées par le gouvernement ou pour apporter un appui à son Premier ministre dépositaire du processus de la paix, veut monter désormais au créneau et mettre résolument les mains à la pâte.

A la réunion qu’il veut convoquer pour le lundi, l’on ne sera point surpris que le chef de l’Etat dise certaines vérités aux acteurs du processus qu’il entend rencontrer au palais. Il pourrait particulièrement s’adresser aux militaires dont le blocage à leur niveau tire un pan entier du processus de la paix vers le bas. Désarmement des ex combattants, démantèlement des milices, etc., tous ces dossiers coincent encore, en plus de ceux des Com Zones en activité, et de l’unicité des caisses de l’Etat devenue un casse-tête. Voilà qui nécessite un ton nouveau dans les débats que veut désormais diriger personnellement le Palais, certainement avec l’accord du Facilitateur et la complicité de son Premier ministre, qui ne paraissent point étrangers à sa décision.

— -


Identification et enrôlement

L’opération, qui devait commencer le 14 Mars à l’étranger, accuse un retard, faute d’argent pour payer le déplacement des agents.

La Sagem réclame des fonds à l’Etat titre le quotidien national « Fraternité Matin »

Les délégations de la Commission Electorale Indépendante (CEI), chargées d’installer les commissions électorales de l’étranger ont quitté Abidjan les 5 et 6 mars derniers. Les 14 et 15 mars, les centres de collecte devaient être ouverts dans les 19 pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie pour l’identification et l’enrôlement des ivoiriens de l’étranger. Cependant, quelques retards sont déjà constatés parce que certains acteurs clefs du processus ne sont pas tous en place, faute d’argent. C’est le cas de l’opérateur privé Sagem-sécurité, qui attend du gouvernement le paiement de plus de10 milliards FCFA au titre du reliquat de l’année 2008. Cet argent est nécessaire pour payer les agents en grève dans plusieurs villes du pays et d’envoyer d’autres agents en mission hors du pays.

Autre problème non encore résolue serait l’élaboration de textes juridiques autorisant l’installation de commissions à l’étranger, parce que ceux existants ne font état que de l’organisation des élections dans les ambassades ivoiriennes. La CEI est présente dans l’ensemble des pays, comme l’indique un communiqué de l’institution. Les commissions électorales de l’étranger ont été installées ; les ivoiriens de la diaspora ont été sensibilisés aux enjeux de l’opération et au processus de sortie de crise.

En outre, la CEI indique que les chefs de centre de collecte et les agents d’identification ont également été recrutés et formés. Mais ce n’est pas le cas des autres structures (ONI, INS, CNSI) dont les représentants partent en rangs dispersés à cause des mêmes difficultés financières. La conséquence de ce disfonctionnement est l’opération qui devait durer deux semaines risque de prendre plus de temps et couter plus chère. Puisque les salles ont été réservées en espérant que l’opération commencerait à compter du 14 mars.

Les regards sont donc tournés vers l’Etat qui finance presque entièrement le processus d’identification et qui, devrait débloquer la situation incessamment.

— -


Salubrité : Opération « Ville propre »

Le coup d’envoi à Abobo et à Treichville selon le quotidien national « Fraternité Matin »

Les communes d’Abobo et de Treichville ont donné mercredi 18 mars le coup d’envoi de l’opération ville propre chez elles, sur fond de sensibilisation de leurs populations. Les maires Adama Tounkara et François Albert Amichia, entourés de leurs collègues des autres communes du district d’Abidjan, et du chez de la Macom (Mission d’appui à la conduite des opérations municipales) Pierre Demba, ont vivement exhorté leurs administrés à s’impliquer dans l’opération. Laquelle fait partie du programme d’urgence des infrastructures urbaines que la banque mondiale finance au profit de la Côte d’Ivoire pour 50 milliards de FCFA.

L’objectif pour ces maires est de réussir à enlever au bout de 90 jours, environ 500 000 tonnes d’ordures entassées dans différents dépotoirs, qui se sont formés de façon anarchique dans les communes. Et de faire en sorte qu’il n’en soit plus aussi. D’où l’intérêt de cette sensibilisation commune qu’ils mènent à tour de rôle, en direction de leurs administrés.

La cinquième étape de « l’opération ville propre » s’est déroulée jeudi 19 mars 2009.

Le coup d’envoi dans les communes du Plateau et d’Attécoubé titre « le nouveau REVEIL »

Le coup d’envoi de cette opération a été donné dans la commune de Plateau. A cette occasion, le 1er magistrat de ladite commune Akossi Bendjo par-dessus coordinateur des maires du district, a indiqué que ses administrés sont dans cette opération. « Le plateau est plus que jamais mobilisé et engagé dans le lutte contre l’insalubrité. Je prends l’engagement qu’il n’y aura plus d’ordures dans la commune » a- t-il dit. C’est une manière d’exhorter la population à s’associer à cette opération pour leur bien être.

Après le plateau le cap a été mis sur la commune d’Attécoubé du maire Danho Paulin où les populations bien qu’enthousiastes ont écouté le président de l’UVICOCI et ses collègues. A qui ils ont réservé un accueil chaleureux. Les prochaines étapes sont celle de Yopougon et celle de Bingerville. A Suivre.

— -


Culture : Hommage

Le mercredi dernier, à Lakota, a eu lieu la cérémonie d’inauguration du mausolée de Lougah François, l’immortelle vedette de la chanson ivoirienne.

Le ministre de la culture Augustin Kouadio Komoé représentant le Président de la République, accompagné de plusieurs personnalités, a présidé, le mercredi 18 mars 2009, la cérémonie d’inauguration du mausolée de Lougah François.

Le ministre de la culture, au nom du Président de la République, a exprimé toute sa gratitude au directeur du port autonome de San Pedro, Désiré Dallo et à la compagnie de téléphonie cellulaire qui sont à base de cette œuvre architecturale. Il a indiqué que c’est une sorte de réparation d’une injustice involontaire imputée aux parents, autorités politiques, aux amis et à toute la nation.

Tous se sont accordé pour dire que Lougah François «  le papa national est parti seul sur un bateau », comme il le disait ans une de ses chansons, mais il est revenu ce mercredi 18 mars, sur un « bateau » grâce au port autonome de San Pedro, jour anniversaire de son enterrement. 12 ans de silence, 12 ans dans l’oubli. Aujourd’hui, l’artiste est ressuscité grâce à la volonté d’un homme : Désiré Dallo.

Le directeur du port autonome de San Pedro a fait parler son cœur en hissant François Lougah au panthéon des immortels. L’occasion fut belle pour rendre hommage à tous ces pionniers de l’art et la culture ivoirienne présents venus célébrer le jour de gloire de l’un des leurs.

— -


ÉCONOMIE : Port de San Pedro, Opération extension

Le chef de l’Etat a reçu le président du groupe MSC, en visite dans le pays.

Plus de 160 milliards seront investis titre le quotidien national « Fraternité matin »

L’armateur MSC va investir, sur quatre années plus de 160 milliards de francs CFA (205 millions d’euros) dans le cadre du programme d’extension du port autonome de San Pedro, à travers la construction d’un terminal à conteneurs. La première phase d’investissement, d’une trentaine de milliards (50millions d’euros) de francs a déjà commencé.

En visite, en Côte d’Ivoire, le président de la compagnie, Diégo Aponté, a donné ses indications à la presse à la sortie de l’audience que le chef de l’Etat lui a accordée, le mercredi 18 mars 2008. Le patron du groupe MSC a été clair sur sa détermination à développer le port de San Pedro. « Nous croyons énormément en la Côte d’Ivoire. Nous sommes décidés à développer le port de San Pedro », a-t-il dit. De ses explications, il ressort que le plan d’investissement va permettre de développer non seulement le trafic local, mais aussi celui du transbordement, dans les années à venir.

Voilà un engagement qui ne peut que satisfaire le directeur général du port de San Pedro, Noël Désiré Dallo. Il se réjouit de ce que « MSC a d’énormes projets pour la Côte d’Ivoire à travers le port de San Pedro » et d’ajouter : « vous verrez très bientôt que le port améliorera la compétitivité du pays d’une façon générale ». Et surtout on verra que « la Côte d’Ivoire a deux ports ».

L’opérateur, faut-il le rappeler, a été choisi à l’issue d’un appel d’offres international l’année dernière.

— -


Situation Scolaire : Reprise effective des cours

Les professeurs ont tenu la promesse faite vendredi dernier au chef de l’Etat au cours de l’audience qu’il leur avait accordée.

Les cours ont repris dans les lycées et collèges publics constate le quotidien national « Fraternité Matin »

A la suite de la rencontre des syndicats du secteur éducation-formation avec le chef de l’Etat et l’appel à la reprise lancé par les différents leaders syndicaux, les cours ont effectivement repris le lundi 16 mars 2009. Elèves et enseignants étaient tous présents dans les établissements (lycée et collège).Les une pour constater le reprise effective. Les autres pour dispenser le savoir aux apprenants. Les différentes administrations qui avaient fermé sur pression des enseignants grévistes ont, elles aussi, ouvert. Ambiance donc de retrouvailles. Cependant, des élèves en classe d’examen sont peu inquiets du fait du retard accusé.

C’est pourquoi il est demandé à chaque enseignant de faire preuve de responsabilité en assumant régulièrement les cours pour achever les programmes dans le temps.

Quant à l’application des décisions prises par le chef de l’Etat, surtout le reversement des salaires ponctionnés, il a été demandé aux enseignants d’être patients et de rester à l’écoute de leurs leaders syndicaux.

— -


Sport : Reprise du Championnat national saison 2009-2010

La ligue « fait le pari d’un championnat attrayant » titre le bihebdomadaire du sport et de l’automobile « STADES »

Le championnat national de 1ère division reprend cet après midi (Vendredi 20 mars) par la rencontre Denguélé d’Odiénné – Isia Wazi au parc des sports. Une compétition placée sous le signe de la qualité par la fédération ivoirienne de football (FIF). Africa Sports va tenter de gagner son troisième titre consécutif face aux 13 autres formations en lice. Celles-ci, comme le champion sortant se sont renforcées durant l’intersaison pour assouvir leurs ambitions diverses : le titre pour certains, le maintien pour d’autres.

La fédération ivoirienne de football et son partenaire entend tout mettre en œuvre pour que la compétition qui s’étendra sur 9 mois soit attrayante et une réussite. Mieux que la saison écoulée au cours de laquelle, disent –ils, le public n’a pas été à la hauteur de l’espoir placé en lui. Sory Diabaté, le président de la ligue professionnelle explique : « aujourd’hui l’un de nos objectifs majeurs est de demeurer dans le top 10 des meilleurs championnats professionnels du continent. Pour ce faire nous invitons tous les acteurs du football à œuvrer pour l’excellence afin de réaliser ce pari ». Il a par la suite révélé que cette année des matches seront organisées au stade de la paix de Bouaké. Une ville qui, à l’occasion du récent Championnat d’Afrique des nations (CHAN) a démontré sa passion pour le sport roi.

L’innovation de taille de ce championnat sera l’introduction d’une émission spéciale, à la télévision, dédiée au football pour la promotion de cette discipline.

Rassemblé par Jean-Christophe Konaté

23 mars 2009

 

Dans la même rubrique :


© 1999-2018 - Afribone Mali SA - Tous droits réservés