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  Revue de presse ivoirienne
Revue de Presse de la semaine du 13 avril

Revue de presse de la semaine du 13 avril......

Sommaire :
- Processus de sortie de crise : Manque d’argent pour le financement du processus
- Identification et Enrôlement
- Société
- Drame au « Félicia »
- Économie : Electricité
- Affaire Kieffer : Disparition du journaliste franco-canadien

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Processus de sortie de crise : Manque d’argent pour le financement du processus

« Qu’on arrête de tourner les ivoiriens en bourrique » tonne le porte parole du CNRD dans les colonnes de « L’Inter »

Le Congrès National de la Résidence pour la Démocratique (CNRD) refuse l’argument qui consiste à dire que le manque d’argent bloque la mise en œuvre des opérations e sortie de crise. A travers une déclaration signée de son porte-parole, le ministre Eric Kahé, président de l’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), le CNRD souligne que le processus est bloqué à causes du manque de volonté politique. « Il serait bon que l’on arrête de tourner les ivoiriens en bourrique autour des questions d’argent, abusant ainsi de la faiblesse de bon nombre d’entre nous.

L’argent a finalement bon dos. Il est utilisé comme une sorte de sésame qui ouvre ou ferme toutes les portes, y compris celle de la paix, alors que manifestement la volonté politique fait cruellement défaut », a déclaré Eric Kahé. Pour lui, le problème d’argent est dû au fait que les forces nouvelles restent encore accrochées à certains avantages acquis par la guerre. « S’il y a un problème d’argent, c’est bien celui des avantages que l’on se refuse d’abandonner. En outre, le manque d’argent n’empêche pas de gouverner dans le respect », a-t-il souligné. Le porte-parole du CNRD a déploré le blocage de la passation des charges entre les Com-zones et les préfets, qui demeure une opération essentielle pour la restauration de l’autorité de l’Etat.

Le porte-parole du CNRD reste convaincu que l’argument du manque d’argent ne suffit pas à expliquer le blocage du processus de sortie de crise.

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Identification et enrôlement

Le président de la Commission Electorale Indépendante, Robert Mambé, s’est exprimé sur les ondes de la radio BBC. Il avertit : « L’identification va s’arrêter fin avril début mai » selon « le nouveau Réveil ».

Le président de la CEI s’est prononcé sur la probable date des élections présidentielles. A la question de savoir comment se porte le processus électoral, le président Robert Mambé a répondu :

« Quand on examine l’évolution du processus en Côte d’Ivoire, il y a eu un très bon chemin parcouru. Nous avons sur les 8 600 000 personnes attendues, déjà enrôlé plus de six millions, plus de 70%. Mais évidemment, il ne faut ne faut rien négliger parce que le diable se trouve dans le détail. Il faut aller dans les détails pour permettre à tous les ivoiriens de se faire enrôler. De sorte qu’aucun parti politique, ni aucun ivoirien ne puisse reprocher au processus de l’avoir laissé sur le bord de la route. On va donner la chance à tout le monde mais je préviens, on ne va pas s’éterniser dans l’identification. Et ça va s’arrêter. Fin avril, début mai, on aura tout terminé. Dès qu’on aura fini cela, il y a des délais mécaniques qui vont s’accrocher à notre processus. Et ces délais mécaniques tracent d’eux-mêmes les sillons pour aller aux élections en 2009. C’est notre souhait.

Quant au chronogramme et la date probable des élections, le président Mambé a laissé entendre : « C’est un travail permanent que nous faisons avec le Premier ministre et les autres partenaires. Nous avons des réunions hebdomadaires. Ça veut tout dire. C’est-à-dire que c’est constamment que nous travaillons sur cette question. Et donc, il y a une perspective de date. Mais, la vraie date, c’est celle qui sera rendue publique par un décret signé par le chef de l’Etat au moment où le gouvernement va présenter les communications en conseil des ministres. Il y a des étapes qui ont été déjà franchies. Il faut attendre simplement que toutes les étapes se conjurent. En ce moment, la date sera rendue publique.

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Société

A l’instar des pays du monde entier, les chrétiens de Côte d’ivoire ont célébré la Pâques ce week-end. Les chrétiens catholiques ont tout d’abord commémoré, le vendredi 10 avril, la passion du Christ (chemin de croix). Les chrétiens catholiques sur les pas du Christ selon « le Nouveau Réveil »

Les chrétiens d’Abidjan et particulièrement de la paroisse de Saint Jacques des II plateaux, ont comme chaque année, commémoré la passion du Christ à travers le chemin de croix. Venus massivement revivre la passion de leur seigneur, les fidèles ont effectué la traditionnelle procession, sous un soleil de plomb. Débuté à 15 heures, au lycée technique de Cocody, le chemin de croix a été marqué par les différentes stations. Quatorze au total. Elles vont de la condamnation de Jésus – Christ au jardin des oliviers, à sa mise au tombeau.

Chaque station a été également marquée par des chants, des monitions, des méditations ainsi que des prières. Pour le pardon des péchés et l’obtention de l’amour à l’image du Christ. Le chemin de croix s’est achevé par la vénération de la croix à l’église Saint Jacques. Ce samedi 11 avril, les églises catholiques feront la veillée pascale. Ce sera pour certains de recevoir le sacrement du mariage et d’autres le baptême. Elle sera suivie le dimanche par la joyeuse célébration de la pâques, jour de la résurrection de Jésus – Christ.

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Drame au « Félicia »

« Au mondial 2010 pour rendre hommage aux victimes » rapporte ainsi « le Nouveau Réveil » ce propos de Jacques Bernard Anouma, président de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF).

« Nous sommes déterminés à offrir en guise d’hommage aux victimes du 29 mars, la qualification espérée pour les phases finales du mondial 2010 en Afrique du Sud ». Tels sont les propos du président de la fédération ivoirienne de Football, Jacques Bernard Anouma, après le drame du « Félicia » ayant entraîné la mort de 19 personnes et fait plus de 132 blessés.

Le football a endeuillé, le football veut essuyer les larmes des ivoiriens. C’est le message fondamental qu’a livré le communiqué de la FIF publié le jeudi dernier. Quoique très affectés par ce drame, les joueurs de l’équipe nationale et la FIF tiennent à faire oublier ce triste événement au peuple ivoirien. Pour le président Anouma, cette qualification sera une manière de rendre hommages aux victimes du 29 mars. Et ce n’est pas Didier Drogba et ses coéquipiers qui diront le contraire. Eux qui décidé de faire de cette qualification leur cheval de bataille pendant ces éliminatoires. Déjà dans leurs clubs respectifs, les pachydermes ivoiriens ont pris le soin de dédier leurs différentes victoires aux victimes du « Félicia ».

Comme pour dire que malgré la douleur de la tragédie du stade Houphouët Boigny, le comité exécutif de la FIF ne perd pas de vue le billet de la Coupe du Monde 2010. Le président Jacques Anouma et son équipe entendent tout mettre en œuvre pour la qualification des Eléphants à la CAN et au Mondial 2010.

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Économie : Électricité

La dernière augmentation du coût n’est pas du goût des consommateurs. « La hausse fait grincer les dents » titre le quotidien national « Fraternité matin ».

On s’y attendait. La hausse du coût de l’électricité annoncée, dans les colonnes de Fraternité Matin du vendredi10 avril 2009, a été ressentie par les consommateurs comme une surprise désagréable. L’amertume et la désolation sont partagées par toutes les personnes interrogées. A commencer par les responsables d’organisations consuméristes. C’est le cas de la Fédération des consommateurs de Côte d’Ivoire. Son président Marius Comoé a tout de suite réagi en condamnant la décision : « C’est encore une fois la mort dans l’âme que nous apprenons que le gouvernement a procédé à une augmentation du prix du kilowatt/heure de l’électricité ».

Et cela lui parait d’autant dommageable que « la population n’a pas ressenti les effets des mesures gouvernementales décidées l’année dernière pour lutter contre la flambée des prix des produits de grande consommation. Et voilà que le gouvernement décide en ce début d’année d’augmenter le prix du courant ». Après cette augmentation du prix de l’électricité, les consommateurs craignent que d’autres hausses de prix suivent. Marius Comoé se demande maintenant ce qu’adviendra du prix de l’eau, du riz et autres produits de grande consommation, dans les prochains jours.

Aussi, le président de la Fédération des commerçants interpelle-t-il « la Président de la République et le Premier ministre à revoir leur copie ». Et d’ajouter « certes, nous sommes engagés dans le processus de réconciliation, mais nous ne saurions continuer à souffrir à cause de certains ». En guise de réaction, Marius Comoé annonce une assemblée générale et des actions contre la cherté de la vie qui pourraient déboucher sur une paralysie du pays s’il le faut.

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Affaire Kieffer : Disparition du journaliste franco-canadien

C’est finalement en Côte d’Ivoire que se fera l’audition de la première dame et du ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement. « Des juges français vont entendre Mme Gbagbo et Bohoum à Abidjan » titre le quotidien national « Fraternité matin ».

Les deux juges français, Patrick Ramaël et Nicolas Blod, commis pour enquêter sur la disparition du journaliste franco-canadien, Guy André Kieffer, sont annoncés pour séjourner à Abidjan du 20 au 27 avril. Selon Associated press qui rapporte l’information, les magistrats instructeurs français viennent pour auditionner Mme Simone Ehivet Gbagbo, comme témoin dans le cadre de cette enquête. Outre la première dame qui sera entendue le 23 avril, les juges d’instruction entendront, dans la capitale ivoirienne, le ministre d’Etat, ministre du Plan et du Développement, Paul Antoine Bohoum Bouabré. En 2008, ces deux personnalités de l’Etat de Côte d’Ivoire avaient opposé une fin de non recevoir à la demande de la justice française de les entendre à Paris. Elles seront donc entendues à Abidjan.

Mais, souligne l’agence de presse, l’audition de ces personnalités est conditionnée par celle de Patrice Bailly, anciennement responsable de la sécurité du chef de l’Etat cité par Michel Legré et de deux autres personnes. Bernard Kieffer, frère du disparu, a confié à la presse ne pas attendre « grand-chose de ces auditions ». Etant entendu que, selon l’AFP, les enquêteurs français ne soupçonnent pas le couple présidentiel d’être impliqué directement dans cette affaire. Mais certains cadres du FPI liés au milieu des affaires. Toutefois, il a ajouté que politiquement, l’audition de Mme Gbagbo et du ministre d’Etat Bohoum Bouabré est importante.

Guy – André Kieffer a disparu à Abidjan le 16 avril 2004, au plus fort de la crise militaro – politique ivoirienne. Il s’était installé dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire depuis 2002, date de l’éclatement de la crise. Dans cette affaire, un homme d’affaires ivoirien, Michel Legré et Tony Oulaï, capitaine de l’arrivée ivoirienne, sont mis en examen pour « enlèvement et séquestration » du journaliste.

Jean Christophe Konaté

 

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