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  Revue de presse ivoirienne
L’actualité de la semaine dernière...

Présidentielle : Le décret enfin signé

Au cours du conseil des ministres tenu, jeudi, le gouvernement a analysé les propositions de la CEI et le Président de la République a pris un décret pour fixer la date du 1er tour de l’élection présidentielle.

L’annonce de la date de l’élection présidentielle faite par le Premier Ministre a fait la une des parutions de cette semaine. L’adoption du 29 novembre comme date du premier tour de l’élection présidentielle vient de mettre fin aux suspens et autres pressions de la classe politique qui n’a que trop duré. « 2009 la présidentielle de justesse » titre « L’Intelligent D’Abidjan ». Le quotidien « Nord-Sud » pense que c’est un « décret par césarienne » qui a fixé la date de l’élection présidentielle du 29 novembre. « Notre Voie » s’exclame «  Aux urnes le 29 novembre ! ». Quant au quotidien national « Fraternité Matin » il s’agit de préciser la date du 1er tour « Premier tour de la présidentielle : Ce sera le 29 novembre ». «  L’Inter » rapporte les propos de Guillaume Soro « C’est une date réaliste ».

Enfin une date pour le premier tour de la présidentielle en Côte d’ivoire. A l’issue du conseil des ministres qui s’est tenu jeudi 14 mai 1009 au palais présidentiel, la date du dimanche 29 novembre 2009 a été retenue pour le 1er tour du scrutin. « Le collège électoral de la République de Côte d’Ivoire est convoqué le 29 novembre 2009 en vue de procéder à l’élection du président de la République. Le scrutin sera ouvert à 7 heures et clos à 17 heures », a annoncé le premier ministre Guillaume Soro, qui lisait ainsi devant la presse, l’article 1 du décret adopté lors du conseil des ministres.
Le chef du gouvernement, premier garant de la mise en œuvre de l’accord politique de Ouagadougou, s’est voulu rassurant au sujet de cette date. « Il est simplement important de dire qu’à la différence de la date de l’année dernière, pour le gouvernement, la date du 29 novembre 2009 est une date réaliste », a-t-il indiqué. Cette assurance de Soro provient selon lui, du fait que les opérations d’enrôlement avancent bien. « A ce jour, les opérations d’enrôlement ont permis à plus de 6 millions de citoyens de s’inscrire dans les bureaux de vote et aujourd’hui d’être de potentiels électeurs. Nous pensons que c’est une bonne chose et cela présente 70% de citoyens attendus. Nous pensons que nous avons plus de visibilité sur le processus électoral », a expliqué le chef du gouvernement. Le secrétaire général des forces nouvelles a également noté comme bon point pour justifier la fixation de la présidentielle au 29 novembre, le déploiement des forces de défense et de sécurité sur l’ensemble du territoire. « Nous avons commencé le redéploiement des forces de sécurité sur l’ensemble du territoire. Cette opération est en cours et est en phase de connaître une vitesse de croisière pour que, bien entendu, tout le territoire national puisse accueillir ces forces dans l’optique de sécuriser les élections », a-t-il dit.

Le premier ministre a annoncé d’autres ministre mesures arrêtées par le gouvernement pour permettre la tenue de la présidentielle à la date indiquée. « Le gouvernement s’est engagé à mettre à la disposition de la Commission Electorale Indépendante (CEI) les moyens financiers pour mener à bien l’opération. Je peux signaler que l’autre opération de reconstitution des registres d’état civil est en phase d’achèvement, et comme je l’ai indiqué dans mes propos liminaires, sera terminée le 20 mai. Tout ceci pour qu’aujourd’hui, le gouvernement, la Commission Electorale Indépendante, nous sommes tous dans des dispositions pour faire en sorte que l’élection se tienne en la date que je viens d’indiquer », a conclu Guillaume Soro. Après la fixation de la date des élections, des leaders politiques réagissent. La présidentielle fixée au 29 novembre 2009 «  faut-il y croire » s’interroge le quotidien ivoirien « Soir Info ».

Alassane Dramane Ouattara, président du RDR, semble être d’accord avec cette date. « Nous n’avons rien contre cette date parce qu’elle a été proposée par la Commission Electorale Indépendante. La Commission a revu ses projets compte tenu des retards constatés dans le processus », a indiqué ADO se félicitant que les difficultés financières rencontrées jusque semblent maintenant définitivement réglées.
Quant à Djédjé Mady, secrétaire général du PDCI-RDA « il faut tout faire pour respecter cette date ». Il s’est voulu plutôt pessimiste. « Nous n’avons aucune garantie pour dire que cette date sera respectée. Nous attendons de voir pour croire ». Et de continuer « c’est une bonne chose qu’on ait une date mais ce n’est pas la première fois qu’on en fixe une, c’est une question d’honneur » souhaitant que le 29 novembre « soit une date réelle et non fictive ». Se voulant « très prudent » il a dit craindre que cette échéance soit « une manière de nous mener en bateau » et de « nous emmener en 2010 » en cas de nouveau retard dans le processus électoral.

Martin Sokouri, secrétaire national chargé des élections au Front populaire ivoirien (FPI), parti au pouvoir, a salué « une bonne date ». « Le processus électoral butait toujours sur le désarmement ». Désormais « l’opération de sécurisation des élections est engagée avec le début du redéploiement de forces mixtes loyalistes et ex-rebelles à travers le pays », s’est-il réjoui.

Jean-Chrisophe Konaté

Lundi 18 mai 2009

 

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