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Génocide ivoirien : Alassane Dramane Ouattara- Soro Guillaume

J’ai été au cœur de la rébellion, j’ai participé à toutes les étapes de la préparation de l’attaque jusqu’à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd’hui paraitront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais gout, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n’empêche qu’il peut permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d’autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tète, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays.

Je voudrais préciser avant toute chose, qu’aucun des pays qui entourent la Cote d’Ivoire n’aime la Cote d’Ivoire. Ils ont tous participé d’une façon ou d’une autre à la destruction du pays .Cela dit, je voudrais demander pardon aux Ivoiriens et à toutes les victimes innocentes de cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre pays.

J’ai du mal, beaucoup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d’après ce qu’on nous avait dit, que le Président Gbagbo était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu’il fallait tout mettre en œuvre pour l’arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu’à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu’un a dit que : « le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n’y aura plus de guerre dans le monde ».

Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu’il disait. Je voudrais dire ici qu’aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n’a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d’un combat.
Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d’une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI, le jeudi 17 octobre 2002, à M’Bahiakro et son unité a été totalement anéantie. Il s’agit d’Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier connaitra le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à onze (11) niveaux :
1. préparation de l’attaque ;
2. le recrutement ;
3. les raisons de l’attaque ;
4. les personnalités qu’il fallait tuer ;
5. la mort de Balla Keita ;
6. les commanditaires du coup ;
7. les complicités internes et externes ;
8. l’élimination systématique des gendarmes ;
9. le but assigné au MPIGO et au MJP ;
10. la mission de l’escadron de la mort et des médias étrangers ;
11. le rôle de la France et des multinationales françaises.
Beaucoup de choses ont été dites sur l’attaque du 19 septembre 2002. Certaines de ces chose sont vraies, et d’autres sont très loin de la vérité. Il a fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002, pour comprendre à quel point la Cote d’Ivoire était haïe par les pays qui l’entourent.

La préparation de l’attaque
A mon arrivée à Somgandé au Burkina, le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué ; il s’agissait de Tuo Fozié, Massamba Koné, Oumar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleymane Diomandé. Il s’agit là de la première phase.

Phase II : La deuxième phase a consisté à recruter. C’est IB qui a été chargé de cette tache aidé par trois (03) officiers Burkinabès qui agissaient pour le compte de leur pays. Le recrutement a été fait dans trois pays : Liberia, Sierra Leone et Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux (02) mois, dont 288 Burkinabè (125) soldats de l’armée burkinabè et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de formation de Po.

Quant aux Ivoiriens qui ont participé à l’attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit :
Les raisons de l’attaque

Il y a trois (03) raisons essentielles à l’attaque du 19 novembre. Il fallait sauver les peuples du Nord, et principalement les Dioula, du génocide que préparait le président Gbagbo. Pour convaincre chacun de cette idée, une photo couleur agrandie était accrochée dans toutes les chambres des villas de Somgandé et une autre (petite) était dans les poches de toutes les recrues, de sorte que chacun se disait qu’il avait une mission noble à accomplir en faisant la guerre en Cote d’Ivoire.
Il s’agissait de sauver tout un peuple menacé d’extermination totale par un régime supposé génocidaire. Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Cote d’Ivoire d’avoir les mêmes droits que les Ivoiriens et de participer à toutes les prises de décisions concernant l’avenir du pays.

Pour convaincre les Burkinabè de ce que les Ivoiriens partisans du régime étaient en train de massacrer leurs compatriotes, le journal « Sidwaya » a utilisé les mêmes photos du charnier de Yopougon qu’il a présenté comme étant constitué de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une grande colère et a facilité le recrutement des Burkinabè avec l’accord des autorités burkinabè.

Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait éliminer systématiquement un certain nombre de personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l’installation d’un nordiste à la tète de l’Etat et en l’occurrence M. Alassane Dramane Ouattara, après six (06) mois de transition au cours de laquelle, par l’usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées, soit forcées à l’exil.

Les personnalités politiques et militaires qu’il fallait tuer
Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de chose dans le point (06), mais il faut dire que si le coup d’Etat avait réussi, il n’y aurait aujourd’hui d’hommes politiques en Cote d’Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste des personnes qu’il fallait exécuter était longue.

Je ne pourrai donc pas donner la composition de cette liste de façon exhaustive mais voici quelques-uns des noms : Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré) ; Doué Mathias ; Touvoli-Bi ; Lida Kouassi ; Henri Konan Bédié ; Emile Constant Bombet ; Blé Goudé Charles ; Tapé Koulou (à la demande de Chérif Ousmane) ; Mamadou Coulibaly ; Guéi Robert (à la demande d’Alassane Ouattara qui a changé tout donc a précipité les choses car, on ne sait trop comment cela s’est passé mais quelqu’un a filé l’information à M. Balla Kéita qui suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du Général.

La mort de Balla Kéita
M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso pour suivre l’évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n’a pas beaucoup plu au Général qui soupçonnait un mauvais coup de la part d’Alassane, mais on a su le convaincre.

En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c’était pour qu’il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu’il s’est agi de dresser la liste, le Général n’a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l’informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s’absenter dans le courant de la troisième semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence, car cela permettrait d’épargner sa vie et donc d’éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu’il était lui-même sur la liste ; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d’après ce que M. Ouattara lui avait promis.

Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphone trois (03) fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu’il fallait exécuter, au lieu d’informer directement le Général, il a cru bon d’en parler d’abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet-début aout.

La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n’avait rien à voir avec un mauvais coup que l’on préparait dans son dos. Une tâche que les autorités Burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement Front populaire ivoirien (FPI) au pouvoir à Abidjan et pour parachever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général ,s’était rendu au Burkina, avait chargé d’assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n’a jamais exécuté son contrat et donc jusqu’à ce qu’on déclenche l’attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute, pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouveraient dans l’environnement immédiat du Général.

Ceci explique ce qui s’est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s’est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s’infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s’il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d’aujourd’hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s’agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois (03) commanditaires : Alassane Dramane Ouattara ; Guéi Robert ; Blaise Compaoré. Alassane Dramane Ouattara (ADO) a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. C’est M.

Alassane qui s’est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore ou Alassane Ouattara a tiré tout l’argent qu’il a investi dans cette guerre et c’est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Cote d’Ivoire.
Le rôle de Guéi Robert : Son rôle a consisté à créer au sein de l’armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l’armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n’a mordu à son hameçon et c’est l’une des raisons qui explique l’échec de la prise d’Abidjan.

Blaise Compaoré : C’est ce qu’il convient d’appeler le plus grand danger pour la Cote d’Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant qu’Alassane ne sera pas à la tête de la Cote d’Ivoire, ce pays ne connaitra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d’armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le PMCI. C’est lui qui a fourni les instructeurs, c’est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè dont trente huit (38) officiers qui étaient répartis comme suit treize (13) à Korhogo, quinze (15) à Bouaké et dix (10) à Odienné. Ce sont eux qui formaient sur le terrain, toutes les recrues.

Blaise Compaoré a investi au bas mot plus de quatre (04) milliards dans cette guerre, de l’argent qu’il compte récupérer une fois que le Burkinabé résidant en Cote d’Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir. Les complicités internes et externes Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient que leur mentor préparait un coup fumant.

Certains comme Aly Coulibaly, Gon Coulibaly, Aly Kéita, ont parcouru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu’ils ont fait un travail remarquable, car aujourd’hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c’est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s’il ne réagit pas. Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d’avant les élections des conseils généraux.

Au niveau interne : Il faut souligner que même dans l’entourage du Chef de l’Etat, certaines personnes étaient au courant du coup. Aujourd’hui un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu’on allait le tuer.

Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouvait quelqu’un qui était chargé d’organiser avec l’aide de quelques personnes, la chute de la ville et à dresser la liste des personnes qu’il fallait exécuter à notre arrivée (…)

L’élimination systématique des gendarmes
Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd à cette guerre, Eh bien ! C’est parce que cela faisait partie d’un plan bien précis. M. Ouattara et Blaise Compaoré avaient une grande colère contre la Gendarmerie de Cote d’Ivoire et pour cause, ils considéraient que les gendarmes étaient la cause de tous les malheurs des militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu’au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c’est-à-dire la quasi-totalité car au jour d’aujourd’hui, il y avait exactement 113 militaires et gendarmes qui étaient avec la rébellion en dehors des Bayefouè et des Zinzins.

La consigne
La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les « corps habillés » des villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d’autant de personnes, avec l’accord, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina Faso dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000 personnes, se trouvent au Burkina. Ce qui advient de ces corps une fois au Burkina Faso, seuls Alassane Ouattara, Blaise Compaoré et Guillaume Soro le savent. C’est un moyen efficace d’éviter les charniers.

Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina Faso, s’ils n’ont pas été abattus à la frontière, ils étaient dans une prison quelque part au Burkina. Je savais par exemple qu’il y avait environ quarante sept (47) gendarmes Ivoiriens qui se trouvaient dans les prisons de Blaise Compaoré.

Les Soutiens : le Liberia : Le premier soutien trouvé fut le Liberia de Charles Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l’ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont trainé.

Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l’ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C’est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le Général Robert Guéi.

Le Sénégal : le second soutien a été le Sénégal a qui a été confiée la mission de faire accepter la rébellion à une table ronde de négociation.

Le Gabon : troisième soutien dont le Président a été chargé de convaincre les autorités française que Gbagbo n’a que ce qu’il mérite et que tout le monde l’avait prévenu qu’il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu’il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir.
La Cote d’Ivoire quatrième soutien : Le quatrième soutien a été celui des multinationales françaises installées en Cote d’Ivoire, soutien obtenu par M. Ouattara et l’ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d’aujourd’hui, la Cote d’Ivoire n’appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo était encore au pouvoir, sinon Alassane Ouattara a vendu le pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

L’escadron de la mort : Effectivement, il y a un moment un escadron de la mort en Cote d’Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L’escadron de la mort a été créé, le vendredi 20 avril 2001, à Abobo par des responsables du RDR qui voulaient laver l’image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s’attaqueraient ou dénonceraient son imposture. a seconde mission de l’escadron était d’éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du charnier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. Tous les médias étrangers qui ont couvert la guerre en Cote d’Ivoire ont été achetés.
Ainsi, dès le15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné était de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d’où les déclarations de Soro du genre : « les armes se sont imposées à nous ». Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de trente sept (37) filles baoulé dont le sang a été par la suite distribué aux Dozos après les avoir égorgées.

En fait, le rôle de la presse française en Cote d’Ivoire était de faire en sorte que Gbagbo se retrouve devant la Cour pénale internationale (CPI). Le rôle de la France-mère : Tout ce que je peux dire, c’est que la France est coupable mais elle est prise dans l’étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Cote d’Ivoire.

Source : Fraternité-Matin du 03 septembre 2003.
Titre original : « Les crimes oubliés de la rébellion » « Pourquoi nous avons tué Robert Guéi. »

L’Inter de Bamako du 31 juillet 2017

 

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