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Mortalite neonatale : Une situation critique au Mali

L’Unicef a lancé le lundi 26 février 2018, la campagne internationale "Every Child alive" (pour chaque enfant, une chance de vivre, en français). Elle vise à mettre fin à la mortalité néonatale dont le taux au Mali fait partie des plus élevés au monde. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Samba Sow promet une grande offensive pour améliorer la place de notre pays.

La cérémonie de lancement a été présidée par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Sow. Il avait à ses côtés la représentante de l’Unicef au Mali, Lucia Elmi.

Avec un taux de mortalité néonatale d’un enfant pour 28, le Mali figure parmi les 10 pays avec les taux les plus élevés au monde. La région de Ségou occupe la queue dans le pays. Selon l’enquête MICS-2015, un enfant sur 20 ne survit pas au-delà de ses 28 premiers jours, tandis qu’un enfant sur 12 ne fête jamais son 5e anniversaire.
La grande majorité de ces enfants décèdent de causes parfaitement évitables. Parmi les causes de décès néonatal au Mali figurent la prématurité, l’asphyxie, le sepsis, le tétanos, les infections. Les causes de cette forte mortalité néonatale ne sont pas seulement sanitaires. Au Mali, moins d’une femme sur deux (44 %) accouche avec l’assistance d’un personnel qualifié et seulement un enfant sur quatre (24 %) est vacciné.

Selon l’enquête MICS-2015, 49 % des femmes de 20-49ans sont mariées avant l’âge de 18 ans et 16 % des femmes de 15-49 ans le sont avant l’âge de 15 ans. Des jeunes qui deviennent mères alors qu’elles n’ont pas encore l’âge ni la force physique de donner naissance. "C’est mettre en danger leur propre vie et celle de leur nouveau-né", déplore un rapport de l’UNFPA. La malnutrition aussi est un facteur aggravant de la mortalité néonatale.

La représentante de l’Unicef, Lucia Elmi, a égrené une série de mesures pour mettre fin à ce fléau qui coûte la vie à des milliers d’enfants chaque année dans notre pays. Il s’agit, autre autres, de l’observation de quatre consultations prénatales pendant la grossesse, les accouchements assistés par le personnel qualifié dans les centres de santé et l’observation du calendrier complet de vaccination des jeunes enfants.
Pour elle, la présente campagne sera l’occasion, pour les acteurs, de combattre ces méfaits.

Pour le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr. Samba Sow, réduire la mortalité néonatale fait partie des priorités du gouvernement. Il a assuré les partenaires du Mali de l’engagement des plus hautes autorités du pays à tout faire pour améliorer le plateau technique de nos structures afin d’assurer la prise en charge correcte des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Il a réaffirmé qu’une place de choix est réservée à la mère et à l’enfant dans la réforme envisagée du système sanitaire dans notre pays. Cette réforme permettra, a promis Pr. Sow, de revoir les insuffisances constatées dans le système de santé.

Ousmane Daou
L’Indiicateur du 28 Février 2018

 

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