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Alternance 2018 : Vue par l’ancien Premier ministre Moussa Mara

L’alternance politique en 2018 est le mot à la mode en cette veille de présidentielle au Mali. Si certains en voient un simple changement de président, pour le président du Comité exécutif central (CEC) du parti Yelema et ancien Premier ministre, Moussa Mara, « le changement va au-delà du remplacement de X par Y, ça nécessite un vrai renouvellement ».

« Tous les candidats potentiels à l’élection présidentielle de 2018 se considèrent comme des messies attendus par la population malienne qui souffre de martyre. Et pourtant tout le monde n’incarne pas cette alternance souhaitée par les citoyens ». C’est ce qui a été fait comprendre aux jeunes du parti Yelema et les partis amis qui ont pris part aux activités de lancement du premier congrès ordinaire des jeunes du parti Yeléma par l’ancien Premier ministre et président du CEC de Yelema, Moussa Mara. "A l’approche de toutes les élections, vous avez le concept de changement qui est galvaudé, qui est mis à toutes les sauces, employé par des gens qui n’ont aucune crédibilité pour en parler. Quand on parle de changement aujourd’hui au Mali, il ne s’agit pas de remplacer X par Y, mais de renouvellement et de rajeunissement de leadership", a-t-il expliqué.

Une vision qui nécessite l’implication des jeunes car les mêmes personnes qui sont là depuis près de 30 ont déjà montré leur limite. "On ne peut pas continuer les mêmes recettes avec les mêmes hommes pour produire les mêmes résultats. Il faut que les jeunes s’emploient sur ce segment", a ajouté M. Mara.

En plus du renouvellement de leadership, l’un des piliers essentiels de l’alternance reste et demeure la lutte contre la corruption au plus haut sommet de l’Etat. "L’autre discours qui porte le changement, c’est la lutte contre la corruption. La corruption est plus grave que tout ce qui se passe au Mali. Elle est plus grave que le problème du nord, elle est plus grave que l’insécurité, par ce qu’elle est à la base de tout. On ne peut pas dire qu’on veut changer le Mali si on ne lutte pas de manière déterminée contre la corruption, et contre la corruption des élites. C’est très gentil d’aller prendre un petit chef de service quelque part de l’emprisonner pour 10 000 ou 15 000 FCFA pendant des gens sont en train de détourner des dizaines de milliards à Bamako. On est fatigué de voir les lampistes payer ", s’est indigné le président du CEC de Yelema.
Un autre vecteur du changement, selon lui, est la décentralisation. « Il est temps de prendre des dispositions pour que tout ne soit pas lié à Bamako. Il faut qu’on puisse faire en sorte que 80 à 90% des problèmes des Maliens soient résolus là où ils vivent. Qu’ils ne soient pas obligés de venir à Bamako pour se soigner, s’éduquer, pour se former, pour trouver un emploi. Pour avoir de revenu, les Maliens doivent avoir le choix de l’avoir là où ils vivent ».

Pour le changement, a conclu Mara, « un seul parti ne peut pas, à plus forte raison une seule personnalité, parce qu’il faut qu’il soit encré durablement dans les profondeurs du pays ».

Youssouf Coulibaly

L’Indicateur du Renouveau du 06 Mars 2018

 

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