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Élection présidentielle de juillet 2018 : Le MATD décrypte les innovations majeures

En prélude à l’organisation d’une bonne élection, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation a organisé un point de presse pour informer les hommes des médias des mesures prises par le gouvernement pour la transparence du scrutin, et des innovations prises afin de sensibiliser la population. Animé principalement par le secrétaire général du département, monsieur Baba A. Maïga, ce point pour de presse a l’avantage de mettre en exergue les grandes innovations issues de la rencontre consensuelle tenue au grand Hôtel de Bamako entre majorité, opposition, centre et société civile.

Dans son exposé liminaire, le Secrétaire général a indiqué que le rôle du MATD est limité et encadré. « Le ministère s’occupe uniquement de la proclamation provisoire du scrutin au niveau national, la DGE de l’élaboration du fichier électoral, la CENI de la supervision générale, véritable gendarme du vote et enfin de la cour constitutionnelle qui proclame les résultats définitifs », a fait savoir Baba A. Maïga pour qui l’exercice de toilettage avec la classe politique avait pour but d’améliorer la pratique du vote.
Abordant le cas des militaires qui votaient avant le jour du scrutin, il a dit que chacun est d’accord qu’on est en période de guerre et que leur vote par anticipation pouvait permettre à certains de connaître l’effectif de nos forces armées et de sécurité. Ce n’est pas tout car Baba affirme que la carte NINA n’est pas connue pour être un document électoral fiable.

Pour preuve, « On ne peut savoir dans quel bureau de vote on peut accomplir son devoir civique » a t-il ajouté. Avant de poursuivre que : « La solution, c’est la carte d’électeur biométrique. Il faut un bulletin de vote sécurisé conçu uniquement pour un seul bureau de vote. Ledit bulletin ne peut servir au vote qu’au niveau d’un seul centre de vote ». Et de conclure : « Avec la carte biométrique, l’électeur est identifié à première vue et dispose d’un bulletin à souche unique qui ne permet pas de tricher. La création, l’emplacement et la gestion des bureaux de vote ont été beaucoup sollicités par la majorité et l’opposition »

D’autres innovations concernent également le cas des fonctionnaires en mission, des prisonniers qui disposent d’un droit de vote et des militaires sur les fronts. Ceux-ci peuvent voter par procuration. Le Ségal a insisté sur cet aspect car selon lui ce travail est le fruit d’une concertation et d’un consensus réel.

La production des cartes biométriques ? Pas d’inquiétudes pour le conférencier pour qui la distribution commence à partir de début juin. Monsieur Maïga va même plus loin puisqu’il ajoute que les bulletins seront sécurisés sur une période de 3 mois après le vote pour éviter toute fraude.

Le secrétaire général a aussi évoqué le parrainage des candidats. Sur ce chapitre, les autorités intérimaires ne sont pas concernées puisqu’elles ne sont pas des instances élues. Même là, les régions de Ménaka et de Kidal sont exemptes en raison de l’insécurité qui règne dans ces zones. Mais tout a été mené avec tact, intelligence et compromis. Le Segal en veut pour preuve que même l’opposition ne s’est pas prononcé contre le texte puisqu’elle s’est abstenue lors du vote. Or, s’abstenir ne veut pas dire voter contre. Que le vote commence.

Issiaka Sidibé
Le Matinal du 22 Mai 2018

 

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