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MALI : Le "plus lourd bilan" contre les civils depuis 2013, selon l’ONU

Dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali, publié ce mercredi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a dénoncé la montée des violences contre la population civile dans le Nord et le Centre du pays.

287 tués, 36 blessés et 67 enlevés : c’est le nombre de victimes civiles des violences au Mali ces trois derniers mois, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies. Dans le texte, Antonio Guterres signale qu’il s’agit du "plus lourd bilan" contre les civils depuis 2013, année de l’arrivée d’une mission de l’ONU dans le pays.
Parmi les victimes figurent au moins quatorze femmes et dix enfants, selon ce document d’une vingtaine de pages, présenté au Conseil de sécurité le 25 septembre et rendu public le 3 octobre. Cette situation a aussi provoqué le déplacement de 5000 civils dans les zones de Djenné et Koro, dans le centre du Mali, où sévissent les violences intercommunautaires.

"Le conflit est entré dans une phase de métastase avec le déplacement de la crise du Nord vers le Centre, souligne Baba Dakono, chercheur à l’Institut des études et de sécurité (ISS). L’augmentation de la violence contre les civils est due aux conflits intercommunautaires dans ces zones".

Dans le Centre du Mali, plusieurs communes des cercles de Djenné et de Koro ont été en effet le théâtre d’affrontements meurtriers entre milices peules et dogons ces derniers mois. Et pourtant, fin août, un accord est intervenu entre les différents acteurs pour conjurer les conflits intercommunautaires. Mardi, les corps de sept civils ont été découverts dans le cercle de Koro.

Les mines artisanales tuent
Parallèlement, l’utilisation des engins explosifs fait aussi de plus en plus de victimes. Elle a fait plus de vingt victimes, principalement dans les localités du Centre et du Nord du pays, selon l’ONU. Antonio Guterres précise : "Dans tous ces incidents, des véhicules de particuliers ont été détruits par l’explosion d’engins artisanaux".
Pour Baba Dakono, "avec l’utilisation d’engins explosifs improvisés, il est difficile de dissocier les cibles militaires des cibles civiles". Le spécialiste des questions sécuritaires rappelle également qu’"il y a quelques jours un véhicule des forains est tombé sur une mine artisanale dans le centre du pays".

Y.B
L’Indicateur du Renouveau du 08 Octobre 2018

 

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